Article rédigé par Jérémy, voyageur et auteur du blog Roadcalls.fr
Si vous lisez ce blog, vous avez probablement en tête un voyage en Floride, à la découverte de ses villes et de ses parcs (comment ça, surtout de ses plages et de son soleil ? bon ok !).
Je ne suis pas devin, mais je peux déjà vous annoncer ce qu’il va se passer : vous allez vous rendre là-bas, et, comme Nadège, vous allez tomber amoureux de ce petit coin des Etats-Unis. Vous allez siroter des cocktails sur South Beach, grimper la Freedom Tower pour admirer la ville vue du ciel, vous déhancher sur la salsa des bars cubains, vous délecter de l’atmosphère chaude et festive de Little Havana, et puis… il sera temps de rentrer.
Vos deux semaines de vacances seront terminées. Votre billet d’avion retour indiquera un atterrissage à Charles-de-Gaulle dans quelques heures. Il faudra prendre le RER gris et froid. Puis la SNCF ou le métro.
Puis retourner bosser. Retrouver votre chef qui braille, vos collègues qui jacassent, et votre ordinateur qui rame. La routine.
Je le disais : je ne suis pas devin. Simplement, je connais cette sensation : je suis passé par là aussi.
Dès que je partais en voyage, mon esprit se libérait. Je me sentais revivre. Je profitais à fond de mon voyage, j’avais le sourire jusqu’aux oreilles, je me sentais bien. J’étais dans une bulle parfaite, où rien ne pouvait m’atteindre. Rien sauf le rappel sur mon téléphone pour m’éviter de louper mon avion de retour.
Je me rappelle de ce sentiment de frustration. Devoir quitter des lieux magnifiques. Dire au revoir aux gens rencontrés sur place, qui commençaient à peine à devenir des amis. On échange les Facebook, on se promet qu’on se reverra, et puis finalement, rien.
A cette époque, si on m’avait dit que quelques mois plus tard, j’allais tout envoyer promener pour devenir voyageur à plein temps, je ne l’aurais jamais cru.
Pourtant, aujourd’hui, cela fait 2 ans quasiment jour pour jour que je suis sur la route. J’ai quitté mon boulot (enfin, je me suis fait virer pour être exact), j’ai rendu mon appartement, et je suis parti, mon sac sur le dos, bien décidé à profiter de la vie avant de retourner m’enterrer dans un bureau sans fenêtre avec une collègue moche qui me parle de la vie de ses chats.
Deux ans pendant lesquels j’ai traversé l’Europe, en prenant mon temps de découvrir les pays qui m’intriguaient, de m’impregner de leur culture, d’en apprendre la langue. Je suis resté 3 mois à Göteborg, en Suède, par exemple, puis à peu près autant en Andalousie ensuite, avant de reprendre la route en mode « sac à dos » à travers l’Italie, le Portugal, ou les Pays Baltes.
Comment je fais ? C’est simple : au lieu de faire ce que font la plupart des gens, à savoir économiser pendant 6 mois, puis partir en voyage en vivant sur ses réserves, puis retourner bosser en France, et ainsi de suite, j’ai élaboré une autre stratégie.
Mon truc, c’est de travailler PENDANT le voyage.
La plupart des gens ignorent à quel point il est facile de financer son voyage PENDANT qu’on est sur la route. En proposant ses services dans des restaurants, en offrant des cours de français aux locaux, en faisant de la figuration pour des productions cinématographiques sur place (oui !!), ou carrément en montant une entreprise à distance complètement dématérialisée (c’est mon cas).
Si ça vous intéresse, j’explique tout ça dans le détail sur mon blog, ici : http://www.roadcalls.fr/offrez-vous-une-vie-de-voyages/
Ca devrait vous éviter le sentiment de frustration qu’on connait tous au moment du retour ;)
Merci à Nadège de m’offrir la possibilité de m’exprimer sur son blog !
( Avec plaisir Jérémy ! )
